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Un chant ancien en alsacien pour nos anciens

Chanter dans sa propre langue, pour les vieilles personnes désorientées, c’est un réconfort. Le chant véhicule l’émotion, l’émotion reste encore là longtemps quand la raison a fichu le camp.

Je partage avec vous un chant ancien à chanter avec nos anciens alsaciens ! dans une version kitch gaie et rigolote à souhait, par Elvis Presley ! j’ai rajouté à ma formation, déjà basée sur le chant, quelques chansons en alsacien et en allemand.

Pour les Alsaciens, cette langue était tantôt le français, plus souvent l’Alsacien, et l’Allemand était familier aussi.

J’ai sélectionné six chants, garantis connus, avec mes vieux voisins de Koenigshoffen. Ils ont pris un grand plaisir à les choisir pour moi, à corriger les paroles et à me les traduire. Il me reste à les apprendre et à les faire chanter aux soignants, qui souvent ne parlent plus l’alsacien.
Voici les paroles en Alsacien :

Müss i denn, müss i denn züem Städtle hinaus, Städtle hinaus,

Und dü, min Schatz, bliesch do ?

Wenn i komm, wenn i komm, wenn i wied’rumkomm, wenn i wied’rumkomm, kéhr i ein, min Schàtz, bi dér ! Kànn i glich nétt àll wie bi dér  sén, hàn i doch min Freud àn dér !

Wenn i komm, wenn i komm, wenn i wied’rumkomm, wenn i wied’rumkomm, kéhr i ein, min Schàtz, bi dér !

et en français :

Dois-je donc, dois-je donc m’en aller du bourg, tandis que toi, mon trésor, tu restes ici ?

Quand je reviendrai, reviendrai, je reviendrai auprès de toi mon trésor,

Même si je ne peux pas être tout le temps auprès de toi, c’est pourtant avec toi que  je trouve  ma joie  !

Quand je reviendrai, reviendrai, je viendrai auprès de toi mon trésor!

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Une maison de retraite qui chante et qui danse !

Une contribution de Michel Patalas sur Viadeo.

Ca chante et ça danse à la Résidence Les Tourelles à Vallauris !

Ils ont dû bien se marrer en réalisant cette belle animation et ce clip. Aussi bien les résidants que le personnel et l’équipe de direction. Une belle réalisation où on prend les personnes âgées pour des personnes, qui peuvent rire, chanter, danser !

Comment se développe la maladie d’Alzheimer dans le cerveau

Film de la Ligue Européenne Contre la Maladie d’Alzheimer (LECMA)

Le film

“Une des missions de notre association est de diffuser de l’information scientifique didactique et fiable sur la maladie d’Alzheimer et sur les avancées de la recherche. Le film d’animation en 3D « Mécanismes et secrets de la maladie d’Alzheimer : le cerveau à la loupe » met à la portée de tous la découverte de ce qui se produit dans le cerveau d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Ce film, produit par LECMA et ses associations partenaires européennes AFI (D) et ISAO (NL) est visible en français, en anglais, en allemand et en néerlandais. Parce que comprendre la maladie d’Alzheimer, c’est déjà la combattre.”

Voir aussi le guide en ligne de France Alzheimer que personnellement je trouve plus pédagogique sur la progression de la maladie. Il prend mieux en compte la dimension humaine, qui est essentielle.

Et bien sûr le site de France Alzheimer.

Ne m’oublie pas – un film sur la maladie d’Alzheimer sans pathos

http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/09/25/moublie-maladie-dalzheimer-cinema-sans-pathos-246022

Un article de rue 89 avec une video

« Ne m’oublie pas » : la maladie d’Alzheimer au cinéma, sans pathos

Béatrice Moreno | Avocat à la Cour – Auteur

« Ne m’oublie pas » de David Sieveking (Farbfilm)

Filmer la maladie d’Alzheimer sans pathos était une gageure. Recevoir le grand prix de la semaine de la critique du Festival international du film de Locarno (2012) et être sélectionné dans de nombreux festivals (Leipzig, Rotterdam, Berlin et Sheffield) sur un tel sujet relevait de l’exploit.

Réalisateur allemand déjà reconnu pour son remarquable travail depuis de nombreuses années (sélection à Cannes pour « Die Amerikanische Botschaft » et sélection Berlinale pour « David Wants To Fly » à propos notamment de David Lynch), David Sieveking, confronté à la maladie de sa propre mère, décide de nous livrer, avec « Ne m’oublie pas », un film à mi-chemin entre l’œuvre cinématographique fictionnelle et le documentaire.

Voir la BANDE-ANNONCE DE « NE M’OUBLIE PAS »

Une mère extraordinaire

Installer une caméra chez sa mère malade et scénariser ce qu’est devenue la vie de cette « actrice improvisée » que la cohérence de l’activité humaine quitte à petit feu aurait pu nous entraîner dans un voyeurisme désagréable. Tel n’est pas le cas. Le personnage principal est si emblématique et la caméra si pudique et respectueuse que la fiction se rapproche de chaque plan.

Dans son malheur, la chance de David Sieveking est d’avoir eu une mère extraordinaire, ce qu’il va découvrir pour lui et ses proches avec le spectateur… En effet, si ce film est incontestablement un témoignage, il nous conte également une histoire, celle reconstituée et donc nécessairement réinventée de la flamboyante Gretel.

Noël en famille

Cela commence par le constat d’une maladie qui s’invite à la table d’un Noël en famille : un 24 décembre, Gretel déroute son entourage en ne servant qu’une soupe et en oubliant les cadeaux.

Le rituel social disparaît sous les effets du nénuphar ardent qu’elle a dans la tête. Le choc de la famille ne cessera de croître avec ce grignotage de matière grise à laquelle la lumineuse Gretel sera en proie pendant quelques années avant de disparaître.

En elle-même, la découverte de la maladie est presque un élément de fiction. C’est ainsi. Il y a des êtres qui attirent l’élégance et la fantaisie jusque dans leur déchéance.

Dès lors, David Sieveking, dont l’enfance fiche le camp avec la mémoire de sa mère qu’il refuse de concéder au néant, n’aura de cesse de s’arc-bouter sur les traces d’un passé qu’il méconnaît.

Ce fils attentif à cette vie qui s’amenuise ne sera pas déçu : tout le film va lui faire découvrir que Gretel fut sublimement belle et terriblement intelligente.

Engagée, militante, libertaire et mère attentive, Gretel a tout d’une héroïne presque racinienne.

Le film retrace cette vie hors de l’ordinaire et la reconstitution se fera grâce à la mémoire de son mari, de ses amis, de son journal intime, de ses photos… et de ses amants.

Personnalité complexe de la femme aimée

Le mari de Gretel, fatigué et aux prises avec les difficultés d’un quotidien qu’il trouvera de plus en plus lourd sans jamais se plaindre ouvertement, sera le premier à s’étonner à nouveau de la personnalité complexe de cette femme qu’il a aimée dans une sorte d’ambivalence, lui qui lui fut infidèle dans le cadre d’une disposition consentie entre les époux…

La découverte des pensées secrètes de sa femme, de ses souffrances ravalées, au travers de ce carnet secret fort bien tenu et si expressif le fera vaciller et l’obligera à revisiter l’histoire de son couple qui se construisit une vie finalement assez heureuse…

Si la maladie oublieuse du passé n’avait pas atteint Gretel, aurait-il pris connaissance de ces documents et appréhendé sa propre vie de la même manière ?

L’histoire du couple et de la famille de Gretel se reconstitue sous un prisme différent… la maladie déroute… l’œuvre cinématographique réhabilite et recrée.

Alors, pour quelles raisons devrait-on voir ce film qui porte l’estocade à ce qu’il y a de plus communément partagé par l’humanité, à savoir la peur, peur de mourir et peur de la maladie ?

L’intention du réalisateur n’est nullement de nous entraîner dans la crainte et la tristesse. Au contraire, son œuvre peut être comprise comme un véritable hymne à cette vie qu’il vaut finalement mieux dévorer.

Le spectateur pourra se demander tout le long du film si le fait que Gretel ait été une femme exceptionnelle rend la maladie acceptable ou encore plus injuste.

Réponse joyeuse à l’infortune

David Sieveking nous guide pour trouver la force d’une réponse joyeuse : la vie pleinement vécue est un remède contre l’inacceptable roue de l’infortune d’être malade puis de mourir, semble-t-il nous dire…

Enfin, il traite avec intelligence l’impact de la maladie sur l’entourage proche qui déploie de l’énergie, se perd souvent dans la candeur, s’abîme dans l’usure, et se résigne dans la douleur.

L’enfant devenu réalisateur redevenu enfant met en images les deuils successifs que les proches sont obligés de consentir à la vie qui se délite sous leurs yeux.

La marée montante de la maladie qui prépare l’être à son néant, lentement, insidieusement, de l’intérieur avant de l’emporter par une lame de fond insouciante, est filmée avec pertinence.

Pour autant, une chose essentielle est mise en exergue qui mérite d’être soulignée et qui rend ce film tout simplement beau : Gretel aimera les siens jusqu’au bout. L’amour de son mari et de ses enfants perdurera comme instinctif, basique, animal.

« Ne m’oublie pas » réussit son pari de nous toucher positivement et de nous interroger sur le sens que l’on donne à ce que l’on accomplit.

Gineste-Marescotti : une video

Une vidéo de Rosette Marescotti

Cette petite vidéo montre plusieurs outils de base pour communiquer. Bien fait et intéressant.

Une attitude de bientraitance dans tous les gestes du quotidien. Comment utiliser sa voix, le regard, douceur des gestes, rythme adapté des gestes et de la voix…

Ces outils  sont indispensables pour que la personne accompagnée se sente reconnue.

Je n’ai pas été formé par  l’Humanitude, mais avec l’APVAPA, une association qui au-delà  de la Validation Thérapy de Naomi Feil étend sa curiosité à tous  les outils qui peuvent permettre une communication humaine avec la personne accompagnée. Mes références sont François Blanchard, Louis Ploton, et pour les outils Marianne Hartmann. Honnêtement dans cette vidéo je ne vois pas de différence avec les outils que j’enseigne.

Il y a encore beaucoup d’autres outils utiles, sont-ils enseignés dans l’Humanitude je ne sais, mais ce que pratique ce courant me paraît très bien.

Il me paraît important que tous les soignants qui vont dans ce sens, tous les formateurs qui partagent cette philosophie du prendre soin, ou des philosophies proches, se rejoignent au-delà des chapelles.  Ce que je connais de l’humanitude va dans ce sens, c’est-à-dire vers la bientraitance, et c’est l’essentiel.

La validation de Naomi Feil, la clown Thérapie, l’art Thérapie, la danse thérapie, la musicothérapie, Snoezelen, Montessori… et d’autres méthodes quand elles sont bien pratiquées, c’est à-dire avec une intention honnête et un bon apprentissage, vont aussi dans ce sens. Ces méthodes l’une ou l’autre, ou plusieurs, sont nécessaires car sans ces méthodes, sans leurs outils, les soignants ou les aidants sont démunis et peuvent être involontairement maltraitants.

Une valeur ne vaut que si elle est pratiquée.

Les outils permettent de faire vivre les valeurs d’humanité et de respect de la personne. Sans outils, maladresse, maltraitance. Sauf bien sûr si la personne est douée et pratique les outils comme M. Jourdain pratiquait la prose : sans le savoir.

Musicothérapie : la méthode Chansonâges dans « Le magazine de la Santé » sur FR3

Une bonne interview sur la Musicothérapie et le cerveau, comment ça fonctionne : la méthode Chansonâges dans « Le magazine de la Santé » sur FR3

Les zones du cerveau qui restent le plus longtemps intactes dans la maladie d’Alzheimer sont celles liées à l’émotion, à la musique, aux odeurs, aux souvenirs les plus chargés d’émotion.

Carpe Diem, un beau petit film, un centre de ressources Alzheimer au Quebec

ça donne beaucoup d’espoir et d’énergie. Une énergie et un amour qui se diffusent, et des idées d’une très grande clarté.

Quant aux outils concrets, aux façons de faire, ça m’apprend beaucoup aussi sur le plan pratique. ça mérite d’être partagé et de rassembler les gens autour de ce beau projet de bientraitance. Merci Marie-Claire, je vais partager.

Voici aussi pour mieux les connaître le lien direct de cette belle organisation au Québec :

http://alzheimercarpediem.com/

et le lien vers un autre article sur un lieu qui s’en inspire en France, près de Nîmes : les Jardins d’Aloïs