Archives du mot-clé thérapies non médicamenteuses

Mon Dieu ! Gay et retraité !

Une tribune de

dans  le groupe de discussion Gérontologie et Bonnes Pratiques sur Viadeo et un article dans santé publique 

La discrimination dont sont l’objet certaines catégories de population – ici les homosexuels – les incite à dissimuler leur identité profonde dans la vie courante.

Qui acceptera mes secrets...
Qui acceptera mes secrets…

 Qu’une étude mette en évidence un développement plus important de la maladie d’Alzheimer, quoi de surprenant, si l’on sait que comprendre les personnes atteintes d’Alzheimer, les écouter, leur montrer de la compréhension, aide à les soulager et a un immense effet bénéfique sur eux et sur les personnes qui s’en occupent. Reconnaître et accepter l’histoire de vie de la personne, ses valeurs, ses évènements douloureux et secrets, joue un grand rôle dans les thérapies non médicamenteuses. C’est bien sûr plus difficile avec ceux et celles qui ont un lourd secret à porter.

On voit que c’est un enjeu encore plus important pour ces personnes : leur montrer l’empathie qui leur permettra, si elles le souhaitent et comme elles le souhaitent, de se soulager de ce fardeau. Leur fin de vie en sera allégée et plus harmonieuse, au-delà de la douleur de cette maladie. Sans soigner la maladie, cela en retarde et en améliore les symptômes en offrant  une qualité de vie incomparable au malade comme à son soignant et à son aidant.

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Les médicaments prescrits sont-ils efficaces contre la maladie d’Alzheimer ?

Yann Lukaz
Yann Lukaz 23 janvier 06:30

Article publié par Yann Lukaz dans Assistant de soin en Gérontologie, Groupe ouvert qu’il anime sur Facebook

LES TRAITEMENTS CONTRE ALZHEIMER SONT-ILS RÉELLEMENT EFFICACES ?Suite au scandale du Mediator, les membres du secteur médical s’interrogent de plus en plus sur le rapport risques/bénéfices de certains médicaments. C’est ainsi que sont pointées du doigt les substances destinées au traitement de la maladie d’Alzheimer. Jugées inefficaces voire nocives par divers syndicats de médecins généralistes, elles continuent pourtant d’être prescrites à une majorité de malades d’Alzheimer. Ces thérapeutiques représentent par ailleurs un coût colossal pour la Sécurité sociale, de l’ordre de 300 millions d’euros par an. Une somme qui pourrait être utilisée à meilleur escient, par exemple pour soutenir les malades d’Alzheimer et leurs aidants au quotidien.Quatre médicaments contre Alzheimer sur la sellette. Les syndicats de médecins généralistes MG France et l’Union généralistes s’allient aujourd’hui pour combattre la prescription de trois médicaments destinés à ralentir la progression des symptômes de la maladie d’Alzheimer. Selon une étude scientifique datant de 2005, l’Ebixa, le Reminyl, l’Aricept et l’Exelon seraient des médicaments sans effet sur la maladie d’Alzheimer. Mais pas seulement. Ils pourraient causer des dommages, notamment cardio-vasculaires s’ils sont consommés au delà d’une période de six mois. Ainsi, plusieurs cas de décès ont été enregistrés. S’il on impute à ces traitements tant de risques et d’effets secondaires indésirables, pourquoi continuent-ils à être prescrits en masse par les médecins français? Les prescriptions de traitements contre Alzheimer rassurent la famille Recevoir en consultation un patient souffrant de la maladie d’Alzheimer avec des troubles envahissants sans lui proposer aucun traitement médicamenteux serait un acte vécu comme une démission du corps médical aux yeux de la famille. L’ordonnance est un élément rassurant, qui encourage la famille à se plier à un suivi médical. Sans cela, il est probable que les familles touchées par la maladie d’Alzheimer renoncent aux consultations, alors qu’elles font partie intégrante d’un accompagnement efficace. Le médecin prodigue des conseils aux aidants, et ensemble, ils tentent de trouver des solutions de prise en charge adaptée (l’accueil de jour, la vie en maison de retraite etc.) Le coût colossal des traitements contre Alzheimer Pour assurer un retour sur investissement, nécessaire a la poursuite de leurs activités, les laboratoires pharmaceutiques rivalisent d’ingéniosité pour encourager les médecins à prescrire ces substances censées combattre Alzheimer. Et faute de meilleure solution, ces derniers s’exécutent. Pour l’heure, les techniques de soins innovantes non médicamenteuses sont peu répandues, toutefois elles paraissent agir d’une manière positive sur le comportement des malades d’Alzheimer, tout en leur offrant une activité sociale. Il serait donc souhaitable de développer l’accès à des ateliers therapeutiques stimulants, sans danger pour le patient. Enfin, il est nécessaire de souligner le coût exorbitant des prescriptions de ces médicaments pour l’assurance maladie. Les syndicats estiment qu’elles ont représenté environ 400 millions d’euros à la sécurité sociale. Ce chiffre astronomique pourrait encore augmenter en raison de l’accroissement du nombre de malades d’Alzheimer. En effet, plus de 225 000 nouveaux cas sont détectés chaque année. Il est désormais urgent de revoir les pratiques de soins destinés aux malades d’Alzheimer, en améliorant le quotidien des familles et des aidants souffrant de la maladie d’Alzheimer.