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Redonner de l’appétit aux personnes âgées

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Redonner de l’appétit aux personnes âgées

Il se peut que quelques fois, les personnes que vous accompagnez n’aient pas envie de déjeuner, refusent ce que vous leur proposer. Vous vous sentez alors désemparés. Il est important dans un premier temps, de parler de cela avec son médecin traitant, il pourra également vous aider. Nous allons aujourd’hui vous donnez six clés afin de stimuler les personnes et leur redonner l’envie de manger !

1) Respectez les goûts de la personne : en effet, même si vous avez envie de lui faire découvrir de nouvelles recettes, les personnes âgées sont souvent ancrées dans des habitudes, elles ont leurs repères. La nourriture en fait partie. Si la personne refuse, n’insistez pas et proposez-lui des choses qu’elle a l’habitude de manger et qui lui plaisent. Des repas classiques sont souvent plus appréciés. Mais encore une fois, tout dépend des personnes, tout le monde est unique, il est important de s’en rendre compte et de se renseigner sur les goûts afin d’adapter ses menus.

2) Mettre la personne à l’aise : s’il s’agit d’une personne dépendante, il est important de vérifier si tous ses besoins sont respectés avant de passer à table. Si la personne est mal installée, si elle a besoin d’être changée, ou de passer aux toilettes, forcément, elle passera un mauvais repas et cela ne l’incitera pas a manger. Il est donc important de s’assurer que la personne soit bien et ne manque de rien . De plus, peut-être que la personne préfère manger seule etc… il faut vraiment prendre tout cela en compte et surtout ne pas avoir de comportement infantilisant. Le repas doit être un moment de détente et de plaisir pour la personne.

3) Une jolie présentation est souvent appréciée. De beaux couverts, une assiette bien présentée avec de la couleur, tout ceci rend le plat beaucoup plus appétissant ! De plus, la personne se sent considérée si on prend le temps de bien présenter les choses pour elle !

4) Mettre du goût aux plats : avec l’âge, les personnes ont souvent des pertes d’odorat et goût. Il est donc important de relever un peu les plats selon, bien entendu, les préférences des personnes. Vous pouvez donc ajouter certaines épices, des aromates…

5) Adaptez la nourriture à la personne : si la personne a du mal a mâcher, voir avec son médecin les différentes possibilités (le mixé, le haché…), si la personne déambule, vous pouvez tester le finger food !

6) Tentez de la cuisine « rétro » ! Parlez avec la personne des plats qu’elle mangeait durant son enfance, demandez lui les recettes de ses plats, cela lui fera sans doute plaisir d’y re-goûter et de partager cela avec les autres !

Il est important dans tout cela, de respecter le régime initial de la personne vu médicalement.

Nous espérons que cet article aura pu vous aider ! N’hésitez pas à partager votre expérience et vos astuces en commentaire !

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Maladie d’Alzheimer : encore des moments de joie !

Article emprunté sur Facebook à La Maladie d’Alzheimer à domicile rédigé par Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer,
Les personnes souffrant d’une maladie d’Alzheimer changent, c’est indéniable. Ce qui les rendait heureuses autrefois, peut les laisser de marbre aujourd’hui. Mais cela ne veut pas dire que les moments de joie n’existent plus…

Eprouver de la joie, remplir son quotidien de petits bonheurs simples : ce n’est pas seulement utile, c’est tout simplement essentiel à la vie. Or ce n’est pas parce que la maladie d’Alzheimer est bien présente que les malades n’ont plus de moments de plaisir, eux aussi. Et ce n’est pas parce qu’ils ne s’en souviennent pas que ces moments n’existent pas ou ne comptent plus.

Se faire plaisir : le moteur de la vie
Le cerveau et la moelle épinière peuvent sécréter des dérivés morphiniques : les endorphines. Les moments de bonheur et de plaisir, aussi courts soient-ils, favorisent leur sécrétion. Or ces endorphines ont la propriété d’atténuer la douleur et d’améliorer la motricité, le sommeil, etc. Tout ce qui contribue au bien-être améliorerait par ailleurs les connexions entre les neurones et les récepteurs des neuromédiateurs (ces substances chargées de délivrer des messages à l’intérieur du cerveau). A l’inverse, les personnes isolées et délaissées seraient davantage vulnérables aux maladies (diabète, hypertension artérielle, infarctus du myocarde). Autant de raisons pour cultiver ces petits moments de joie tout au long de la journée.

Des petits bonheurs différents, mais des petits bonheurs bien présents !
Quand on donne beaucoup de son temps pour aider son proche malade, l’envie de lui faire plaisir est bien sûr très présente. La déception, lorsque ces efforts restent vains, n’en est donc que plus grande. De là à penser qu’il n’y a plus rien à faire, il y a un pas à ne surtout pas franchir : en effet, cela veut juste dire que son proche a changé et ce n’est qu’une fois accepté cette réalité, qu’il devient possible de découvrir avec lui, ce qui lui fait le plus plaisir désormais.
Pour certains, autrefois casaniers, c’est de sortir ! Pour d’autres qui n’avaient pas spécialement la fibre artistique, ce peut-être de peindre ou de s’adonner à des travaux manuels (art thérapie). Ou encore, de chanter et de danser, même si le lendemain, paroles et pas de danse sont déjà oubliés. Ce qui compte, c’est le plaisir de faire et non la recherche de la performance …

Entourage joyeux, ambiance au beau fixe : tout compte
Parfois, les dysfonctionnements du cerveau conduisent à des levées d’inhibition (c’est encore plus marqué en cas d’atteinte du lobe frontal du cerveau). La personne malade ne s’interdit plus quoi que ce soit au nom de la raison ou des conventions sociales. Débarrassée de ce «filtre», elle se laisse davantage guider par son instinct et par sa sensibilité. Elle devient encore plus perméable à la bonne humeur de son entourage et à une atmosphère joyeuse dans son lieu de vie : elle peut même se mettre à rire, juste parce qu’elle entend rire autour d’elle. La gaité devient communicative. Un plaisir à ne surtout pas bouder !