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Les médicaments prescrits sont-ils efficaces contre la maladie d’Alzheimer ?

Yann Lukaz
Yann Lukaz 23 janvier 06:30

Article publié par Yann Lukaz dans Assistant de soin en Gérontologie, Groupe ouvert qu’il anime sur Facebook

LES TRAITEMENTS CONTRE ALZHEIMER SONT-ILS RÉELLEMENT EFFICACES ?Suite au scandale du Mediator, les membres du secteur médical s’interrogent de plus en plus sur le rapport risques/bénéfices de certains médicaments. C’est ainsi que sont pointées du doigt les substances destinées au traitement de la maladie d’Alzheimer. Jugées inefficaces voire nocives par divers syndicats de médecins généralistes, elles continuent pourtant d’être prescrites à une majorité de malades d’Alzheimer. Ces thérapeutiques représentent par ailleurs un coût colossal pour la Sécurité sociale, de l’ordre de 300 millions d’euros par an. Une somme qui pourrait être utilisée à meilleur escient, par exemple pour soutenir les malades d’Alzheimer et leurs aidants au quotidien.Quatre médicaments contre Alzheimer sur la sellette. Les syndicats de médecins généralistes MG France et l’Union généralistes s’allient aujourd’hui pour combattre la prescription de trois médicaments destinés à ralentir la progression des symptômes de la maladie d’Alzheimer. Selon une étude scientifique datant de 2005, l’Ebixa, le Reminyl, l’Aricept et l’Exelon seraient des médicaments sans effet sur la maladie d’Alzheimer. Mais pas seulement. Ils pourraient causer des dommages, notamment cardio-vasculaires s’ils sont consommés au delà d’une période de six mois. Ainsi, plusieurs cas de décès ont été enregistrés. S’il on impute à ces traitements tant de risques et d’effets secondaires indésirables, pourquoi continuent-ils à être prescrits en masse par les médecins français? Les prescriptions de traitements contre Alzheimer rassurent la famille Recevoir en consultation un patient souffrant de la maladie d’Alzheimer avec des troubles envahissants sans lui proposer aucun traitement médicamenteux serait un acte vécu comme une démission du corps médical aux yeux de la famille. L’ordonnance est un élément rassurant, qui encourage la famille à se plier à un suivi médical. Sans cela, il est probable que les familles touchées par la maladie d’Alzheimer renoncent aux consultations, alors qu’elles font partie intégrante d’un accompagnement efficace. Le médecin prodigue des conseils aux aidants, et ensemble, ils tentent de trouver des solutions de prise en charge adaptée (l’accueil de jour, la vie en maison de retraite etc.) Le coût colossal des traitements contre Alzheimer Pour assurer un retour sur investissement, nécessaire a la poursuite de leurs activités, les laboratoires pharmaceutiques rivalisent d’ingéniosité pour encourager les médecins à prescrire ces substances censées combattre Alzheimer. Et faute de meilleure solution, ces derniers s’exécutent. Pour l’heure, les techniques de soins innovantes non médicamenteuses sont peu répandues, toutefois elles paraissent agir d’une manière positive sur le comportement des malades d’Alzheimer, tout en leur offrant une activité sociale. Il serait donc souhaitable de développer l’accès à des ateliers therapeutiques stimulants, sans danger pour le patient. Enfin, il est nécessaire de souligner le coût exorbitant des prescriptions de ces médicaments pour l’assurance maladie. Les syndicats estiment qu’elles ont représenté environ 400 millions d’euros à la sécurité sociale. Ce chiffre astronomique pourrait encore augmenter en raison de l’accroissement du nombre de malades d’Alzheimer. En effet, plus de 225 000 nouveaux cas sont détectés chaque année. Il est désormais urgent de revoir les pratiques de soins destinés aux malades d’Alzheimer, en améliorant le quotidien des familles et des aidants souffrant de la maladie d’Alzheimer.
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Le G8 s’engage sur un traitement dans 12 ans…OK, mais occupons-nous des malades d’aujourd’hui aussi !

Naomi Feil avec une vieille dame qui "ne communiquait plus"...
Naomi Feil avec une vieille dame qui « ne communiquait plus »…

La recherche sur la maladie d’Alzheimer, maladie aujourd’hui incurable, est nécessaire. Pour certains, malheureusement, elle permet de détourner le regard des malades d’aujourd’hui.

La vocation du soignant, du médecin, c’est de soigner et de guérir. Quand il ne peut pas guérir, comme aujourd’hui l’Alzheimer, il peut se sentir  en échec et en souffrance. Pour certains, pour une partie de la société, c’est un prétexte pour ne plus s’occuper de ces malades…ben oui, puisqu’on ne peut pas les guérir…c’est qu’y a rien à faire !

Il y a pourtant tellement à faire, pour les soulager, pour répondre à leur soif de communiquer, pour partager des moments de bonheur avec eux, malgré le déclin inéluctable.

C’est tout l’enjeu des thérapies non-médicamenteuses comme la Validation, l’Humanitude, les arts-thérapies, etc, ou les outils que je pratique et que j’enseigne. Des milliers de gens, soignants, encadrants, formateurs, aidants, sont dans la bientraitance.

Ici, et maintenant. Aidons-les !

Article du nouvel Obs sur le G8. Les états du G8 s’engagent sur un traitement de l’Alzheimer dans 12 ans…OK, mais occupons-nous aussi  des malades d’aujourd’hui  !

http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Demence—le-G8-mise-sur-un-traitement-en-2025-4666.html