Archives du mot-clé éthique

Conférence de Pierre Bouthier sur l’hypnose

Une conférence de Pierre Bouthier sur l’hypnose à l’APVAPA  (Association  Pour la Promotion de la Validation des Personnes Agées) le 26 janvier 2019 à Paris.

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Gineste-Marescotti : une video

Une vidéo de Rosette Marescotti

Cette petite vidéo montre plusieurs outils de base pour communiquer. Bien fait et intéressant.

Une attitude de bientraitance dans tous les gestes du quotidien. Comment utiliser sa voix, le regard, douceur des gestes, rythme adapté des gestes et de la voix…

Ces outils  sont indispensables pour que la personne accompagnée se sente reconnue.

Je n’ai pas été formé par  l’Humanitude, mais avec l’APVAPA, une association qui au-delà  de la Validation Thérapy de Naomi Feil étend sa curiosité à tous  les outils qui peuvent permettre une communication humaine avec la personne accompagnée. Mes références sont François Blanchard, Louis Ploton, et pour les outils Marianne Hartmann. Honnêtement dans cette vidéo je ne vois pas de différence avec les outils que j’enseigne.

Il y a encore beaucoup d’autres outils utiles, sont-ils enseignés dans l’Humanitude je ne sais, mais ce que pratique ce courant me paraît très bien.

Il me paraît important que tous les soignants qui vont dans ce sens, tous les formateurs qui partagent cette philosophie du prendre soin, ou des philosophies proches, se rejoignent au-delà des chapelles.  Ce que je connais de l’humanitude va dans ce sens, c’est-à-dire vers la bientraitance, et c’est l’essentiel.

La validation de Naomi Feil, la clown Thérapie, l’art Thérapie, la danse thérapie, la musicothérapie, Snoezelen, Montessori… et d’autres méthodes quand elles sont bien pratiquées, c’est à-dire avec une intention honnête et un bon apprentissage, vont aussi dans ce sens. Ces méthodes l’une ou l’autre, ou plusieurs, sont nécessaires car sans ces méthodes, sans leurs outils, les soignants ou les aidants sont démunis et peuvent être involontairement maltraitants.

Une valeur ne vaut que si elle est pratiquée.

Les outils permettent de faire vivre les valeurs d’humanité et de respect de la personne. Sans outils, maladresse, maltraitance. Sauf bien sûr si la personne est douée et pratique les outils comme M. Jourdain pratiquait la prose : sans le savoir.

Au nom de quoi accompagnons-nous les malades d’Alzheimer ?

Michel Billé
Michel Billé

Une  conférence de Michel Billé auprès d’Ama Diem, le 21 janvier 2012

Michel Billé, sociologue, spécialiste des questions du vieillissement dans nos sociétés, nous interroge sur les valeurs qui motivent nos actions vis-à-vis des vieux.

Ama Diem est une association qui accompagne des malades d’Alzheimer jeunes, en s’inspirant de l’approche de Carpe Diem, qui repense complètement l’accompagnement des malades d’Alzheimer.

Comment imaginer proposer à un malade d’Alzheimer âgé mettons de 40 ans, les maisons de retraites actuelles comme seule perspective !

C’est impensable bien sûr. Déjà pour un vieux, ce n’est pas terrible, de se retrouver là dedans, entouré que de vieux…alors un jeune pensez ! Il faut donc repenser tout cet accompagnement.

Résumé du début de l’intervention de Michel Billé :

« Dans le couloir du long séjour, ils attendent la mort, et l’heure du repas. » (Christian Bobin, la présence pure)

La maladie, quelle qu’elle soit, a toujours pour effet de nous confronter aux questions essentielles que nous portons les uns et les autres tout au long de notre vie. Et ces questions essentielles, elle parlent finalement de quoi : de vie, de mort, d’amour, de relation, du sens que l’on donne à tout ça, de nos croyances, ou de notre foi, et au-delà de tout ça du sens que nous essayons de donner ou de reconnaître à notre vie, à la vie, à nos vies.

Contrairement aux apparences, ces questions je crois qu’elles sont parfaitement concrètes… il s’agit au fond de ce qui fait que nous nous levons le matin, il s’agit des valeurs qui nous poussent à agir, il s’agit de ce qui fait que notre vie vaut la peine d’être vécue, à nos propres yeux.

 

Il est nécessaire d’inventer de nouvelles formes d’accompagnement, de dire sur quelle bases et donc quelle est la philosophie sous-jacente, la conception de l’action sur laquelle on voudrait travailler.

C’est d’abord un certain regard porté sur les malades et la maladie. Non, ils ne sont pas déments. Ça suffit, ils ne sont pas déments, ils sont malades, et nous devons chasser de notre vocabulaire ce terme horrible de démence qui sonne plus comme un verdict, une condamnation, que comme un diagnostic.

Est dément, au sens étymologique, celui que son esprit a quitté.

Tous ceux qui travaillent, tous ceux qui vivent avec des malades d’Alzheimer savent au contraire qu’ils ont qu’une activité mentale intense et continue, éventuellement désordonnée peut-être, même si  cette activité nous paraît à nous décalée, inadaptée, sans effet.

« Le nom d’Alzheimer résonne comme le nom d’un savant fou et cruel, qui permet aux médecins de dire qu’ils savent ce qu’ils font, même quand ils ne font rien. » (Christian Bobin, la présence pure)

Il nous faut changer notre regard sur les symptômes : ce n’est pas parce que je n’en perçois pas le sens qu’ils n’ont pas de sens.

Conférence de Nicole Poirier à Ama diem

Visionner ici la conférence de Nicole Poirier à Ama diem le 21 janvier 2012

Nicole Poirier Instigatrice  de Carpe diem
Nicole Poirier
Instigatrice
de Carpe diem

http://www.amadiem.fr/conf%C3%A9rence-ama-diem-nicole-poirier-21-janvier-2012

Voir sur ce blog un article sur les  Jardins d’Aloïs qui s’inspirent de cette  démarche, près de Nîmes

https://pierrebouthiercoach.wordpress.com/2014/01/12/les-jardins-dalois-a-nimes-un-accueil-de-jour-comme-a-la-maison-inspire-de-carpe-diem/

et aussi un article avec un beau film de Carpe Diem au Quebec

Voici aussi pour mieux les connaître le lien direct de cette belle organisation au Québec :

http://alzheimercarpediem.com/

Management : Amour, le secret de la qualité. Livre d’Yvon Mougin et Isabelle Aviet

mercredi 26 octobre 2011

Management : Amour, le secret de la qualité.


A propos du bouquin récemment écrit avec Isabelle AVIET et que vous avez déjà dévoré j’en suis sûr mais dont je rappelle quand même le titre qui est :
« Les services à la personne. Amour et management. Le secret de la qualité ».
Le mot amour employé dans la relation aux clients choque parfois quelques lecteurs, surtout dans activités de services à la personne. On y apprend très tôt à pratiquer l’empathie et à se garder de toute relation affective avec lesdits clients. Je rappelle que l’amour dont il est question dans le livre est de l’humanisme (la version grecque traduite de Agapè : amour universel et inconditionnel) et non une relation sentimentale, tendre ou amicale (la version traduite de Philia).
Parce que nous ne sommes pas les premiers à penser que l’amour (agapè) est un des secrets de la relation à l’autre (relation de service), je me suis amusé à retrouver quelques professions de foi d’écrivains ou d’auteurs presque aussi célèbres que nous.Camus (Albert) d’abord qui dans ses CAHIERS, souligne à plusieurs reprises que la morale trouve sa limite irréductible dans l’amour :
 » Si j’avais à écrire ici un livre de morale, il aurait cent pages et 99 seraient blanches. Sur la dernière, j’écrirais :  » Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer.  »
Et puis, celle-ci imparable car issue de la bible (Galates) :
« Seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre n’importe comment. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres. Car toute loi se résume dans ce seul commandement : « Aime ton prochain comme toi même » »
Si vous n’aimez pas vos clients après cela, je ne sais plus quoi faire !!!!
Publié par à 10:38

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