Archives du mot-clé éthique

Chaîne humaine de solidarité, contre l’euthanasie et pour les soins palliatifs

https://ethiqueehpad.wordpress.com/2015/01/19/mercredi-21-janvier-2015-chaine-humaine-de-solidarite-contre-leuthanasie-et-pour-les-soins-palliatifs-ni-acharnement-therapeutique-ni-euthanasie-mais-des-traitements-antidouleur/

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Le deuxième de la série de beaux petits films sur la personne atteinte d’Alzheimer

Une série de beaux petits films de quelques minutes. Des commentaires éclairants et sensibles de plusieurs spécialistes.

 

Dans ce second film le professeur Carteau, gériatre à Toulon, nous donne le message essentiel : le malade est toujours une personne.

Si nous en faisons un objet, c’est terrible. La maladie d’Alzheimer pourrait nous amener à croire à la disparition de l’humain…Mais l’humain est toujours là ! il reste toujours en lui la capacité à ressentir l’empathie du soignant.

Lui dire « tu es toujours digne de vivre », par notre regard bienveillant et à l’écoute, par nos gestes…

L’Alzheimer, c’est quelqu’un qui n’a plus de devoirs, qui n’a plus que des droits. Cliquez ici pour ce second film

Ici un lien vers le premier film.

Une émission avec Marie de Hennezel : fin de vie: une question de dignité ?

Marie de Hennezel
Marie de Hennezel

Une émission débat le 10 avril avec Marie de Hennezel : Fin de vie: une question de dignité ?

La fin de la vie concerne chacun ; le sujet a trait à la médecine mais aussi à l’anthropologie, à l’éthique, au social… A l’heure où en France se préparent des lois sur le sujet, Thierry Lyonnet et Benjamin Rosier animent le débat sur RCF. À écouter jeudi à 9h30.

 

A une époque où la tendance est de plus en plus à tout maîtriser dans sa propre vie et ce jusqu’à sa mort, des citoyens revendiquent la légalisation d’une aide active à mourir. Pour eux, face à la maladie incurable et invalidante, la loi Leonetti de 2005 doit être révisée pour autoriser notamment le suicide assisté. Le président de la République François Hollande s’est engagé à l’examen d’un projet de loi sur la fin de vie au parlement avant la fin de l’année.

Pour quelles raisons la loi Léonetti devrait-elle être révisée, ou pas ? Où se situe la dignité d’une personne en fin de vie et qu’est ce que mourir dignement ?

Sommes-nous propriétaires de notre vie ou la recevons-nous ? Débat autour des questions anthropologiques, philosophiques, éthiques, mais aussi sociales que soulève la question de la fin de vie.

Mon commentaire perso : de telles lois existent chez nos voisins, notamment en Belgique et aux Pays-Bas. En quelques années d’application, entre les bonnes intentions affichées et la réalité des pratiques, des dérives sont constatées. La loi glisse vers l’euthanasie totalement incontrôlable. Pour moi, quand je n’aurai plus le contrôle, mourir dans la dignité, ce n’est pas laisser à une infirmière ou un médecin, aussi bien intentionné soit-il, le soin de décider à ma place que je dois mourir.

Un bon article de l’express, sur la sexualité en EHPAD

Un bon article de l’express, bien documenté, sur la sexualité en EHPAD.

Voir aussi l’article Un film passionnant sur l’éthique quotidienne en EHPAD

Cet article de l’express  pose bien le problème éthique (droit à l’intimité, droit à la sexualité, liberté) avec pas mal d’exemples intéressants. Et aussi le problème posé aux soignants (réactions des familles, tabou, protection du patrimoine…regard sur les vieux et la sexualité…)

EXTRAITS :

« Les grandes enquêtes sur la sexualité s’arrêtent à 69 ans. Après, c’est coucouche panier! »

« Ils ne se quittent pas de la journée, se cherchent dès qu’ils se perdent, les mains enlacées, glissant dans les couloirs, du matin au soir. Ils sont comme deux adolescents, sourires complices, regards infinis, assis tous les deux, là, sur le rebord du lit, chambre 312. »

« 95 % des personnes âgées viennent chez nous sans le vouloir, reprend Eric Seguin. Et elles y restent jusqu’à la fin. D’où l’importance de la tendresse, des besoins émotionnels, physiologiques. Nier cela est une maltraitance. »

 » d’autant plus qu’il nous faudra accueillir, dans dix ans, des soixante-huitards ou des homosexuels, qui auront une approche plus libérée »…

« Il y a quelques années, à la tête d’un foyer-logement, Eric Seguin admonestait un homme de 75 ans qui taquinait les fesses des infirmières, quand le vieux lui a dit : « C’est à cause de votre prédécesseur. Il m’a interdit de voir ma copine. » Une prostituée qu’il fréquentait depuis vingt ans… L’ancien directeur lui avait barré l’accès : « On n’est pas au bordel, ici. » Eric Seguin a autorisé la « copine » à revenir. En passant par les extérieurs… »

« Pour autant, il n’a pas de réponse toute faite : « Quel doit être le rôle de l’institution publique dans ce qu’elle peut apporter, autoriser? Doit-on faire semblant de ne pas voir?… »

Voir aussi l’article Un film passionnant sur l’éthique quotidienne en EHPAD

Gineste-Marescotti : une video

Une vidéo de Rosette Marescotti

Cette petite vidéo montre plusieurs outils de base pour communiquer. Bien fait et intéressant.

Une attitude de bientraitance dans tous les gestes du quotidien. Comment utiliser sa voix, le regard, douceur des gestes, rythme adapté des gestes et de la voix…

Ces outils  sont indispensables pour que la personne accompagnée se sente reconnue.

Je n’ai pas été formé par  l’Humanitude, mais avec l’APVAPA, une association qui au-delà  de la Validation Thérapy de Naomi Feil étend sa curiosité à tous  les outils qui peuvent permettre une communication humaine avec la personne accompagnée. Mes références sont François Blanchard, Louis Ploton, et pour les outils Marianne Hartmann. Honnêtement dans cette vidéo je ne vois pas de différence avec les outils que j’enseigne.

Il y a encore beaucoup d’autres outils utiles, sont-ils enseignés dans l’Humanitude je ne sais, mais ce que pratique ce courant me paraît très bien.

Il me paraît important que tous les soignants qui vont dans ce sens, tous les formateurs qui partagent cette philosophie du prendre soin, ou des philosophies proches, se rejoignent au-delà des chapelles.  Ce que je connais de l’humanitude va dans ce sens, c’est-à-dire vers la bientraitance, et c’est l’essentiel.

La validation de Naomi Feil, la clown Thérapie, l’art Thérapie, la danse thérapie, la musicothérapie, Snoezelen, Montessori… et d’autres méthodes quand elles sont bien pratiquées, c’est à-dire avec une intention honnête et un bon apprentissage, vont aussi dans ce sens. Ces méthodes l’une ou l’autre, ou plusieurs, sont nécessaires car sans ces méthodes, sans leurs outils, les soignants ou les aidants sont démunis et peuvent être involontairement maltraitants.

Une valeur ne vaut que si elle est pratiquée.

Les outils permettent de faire vivre les valeurs d’humanité et de respect de la personne. Sans outils, maladresse, maltraitance. Sauf bien sûr si la personne est douée et pratique les outils comme M. Jourdain pratiquait la prose : sans le savoir.

Au nom de quoi accompagnons-nous les malades d’Alzheimer ?

Michel Billé
Michel Billé

Une  conférence de Michel Billé auprès d’Ama Diem, le 21 janvier 2012

Michel Billé, sociologue, spécialiste des questions du vieillissement dans nos sociétés, nous interroge sur les valeurs qui motivent nos actions vis-à-vis des vieux.

Ama Diem est une association qui accompagne des malades d’Alzheimer jeunes, en s’inspirant de l’approche de Carpe Diem, qui repense complètement l’accompagnement des malades d’Alzheimer.

Comment imaginer proposer à un malade d’Alzheimer âgé mettons de 40 ans, les maisons de retraites actuelles comme seule perspective !

C’est impensable bien sûr. Déjà pour un vieux, ce n’est pas terrible, de se retrouver là dedans, entouré que de vieux…alors un jeune pensez ! Il faut donc repenser tout cet accompagnement.

Résumé du début de l’intervention de Michel Billé :

« Dans le couloir du long séjour, ils attendent la mort, et l’heure du repas. » (Christian Bobin, la présence pure)

La maladie, quelle qu’elle soit, a toujours pour effet de nous confronter aux questions essentielles que nous portons les uns et les autres tout au long de notre vie. Et ces questions essentielles, elle parlent finalement de quoi : de vie, de mort, d’amour, de relation, du sens que l’on donne à tout ça, de nos croyances, ou de notre foi, et au-delà de tout ça du sens que nous essayons de donner ou de reconnaître à notre vie, à la vie, à nos vies.

Contrairement aux apparences, ces questions je crois qu’elles sont parfaitement concrètes… il s’agit au fond de ce qui fait que nous nous levons le matin, il s’agit des valeurs qui nous poussent à agir, il s’agit de ce qui fait que notre vie vaut la peine d’être vécue, à nos propres yeux.

 

Il est nécessaire d’inventer de nouvelles formes d’accompagnement, de dire sur quelle bases et donc quelle est la philosophie sous-jacente, la conception de l’action sur laquelle on voudrait travailler.

C’est d’abord un certain regard porté sur les malades et la maladie. Non, ils ne sont pas déments. Ça suffit, ils ne sont pas déments, ils sont malades, et nous devons chasser de notre vocabulaire ce terme horrible de démence qui sonne plus comme un verdict, une condamnation, que comme un diagnostic.

Est dément, au sens étymologique, celui que son esprit a quitté.

Tous ceux qui travaillent, tous ceux qui vivent avec des malades d’Alzheimer savent au contraire qu’ils ont qu’une activité mentale intense et continue, éventuellement désordonnée peut-être, même si  cette activité nous paraît à nous décalée, inadaptée, sans effet.

« Le nom d’Alzheimer résonne comme le nom d’un savant fou et cruel, qui permet aux médecins de dire qu’ils savent ce qu’ils font, même quand ils ne font rien. » (Christian Bobin, la présence pure)

Il nous faut changer notre regard sur les symptômes : ce n’est pas parce que je n’en perçois pas le sens qu’ils n’ont pas de sens.

Conférence de Nicole Poirier à Ama diem

Visionner ici la conférence de Nicole Poirier à Ama diem le 21 janvier 2012

Nicole Poirier Instigatrice  de Carpe diem
Nicole Poirier
Instigatrice
de Carpe diem

http://www.amadiem.fr/conf%C3%A9rence-ama-diem-nicole-poirier-21-janvier-2012

Voir sur ce blog un article sur les  Jardins d’Aloïs qui s’inspirent de cette  démarche, près de Nîmes

https://pierrebouthiercoach.wordpress.com/2014/01/12/les-jardins-dalois-a-nimes-un-accueil-de-jour-comme-a-la-maison-inspire-de-carpe-diem/

et aussi un article avec un beau film de Carpe Diem au Quebec

Voici aussi pour mieux les connaître le lien direct de cette belle organisation au Québec :

http://alzheimercarpediem.com/