Archives du mot-clé Carpe Diem

Nicole Poirier : les prisonniers mieux traités que les malades d’Alzheimer

Nicole Poirier, la fondatrice de Carpe Diem
Nicole Poirier, la fondatrice de Carpe Diem

Au Québec. La fondatrice de Carpe Diem pousse un coup de gueule

Ayant participé à la Commission de la santé et des services sociaux sur le projet de loi concernant les soins en fin de vie, Mme Poirier insiste sur l’importance d’améliorer les conditions de vie et le soutien aux familles des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. «Je dis oui à la recherche et oui au dépistage, mais il ne faut pas oublier ceux qui sont présentement atteints», répète-t-elle.

Par ailleurs, Nicole Poirier est un peu troublée de constater que le gouvernement veuille favoriser le diagnostic précoce avant même que la maladie soit déclarée… alors qu’il n’existe aucun traitement curatif.  «Être proactif, c’est aussi savoir prévoir et répondre aux besoins des personnes qui combattent la maladie pendant plusieurs années à la suite du diagnostic», plaide-t-elle.

Publicités

Une video émouvante d’une jeune ingénieure…une leçon de vie

Blandine et le combat d'ama diem pour aimer la vie
Blandine et le combat d’ama diem pour aimer la vie

« Je m’appelle Blandine, j’ai 38 ans, je suis ingénieur, et l’heureuse maman de… »

une belle video sur le regard que nous portons sur l’autre…

Une vraie leçon de vie.

Aimer la vie avec et malgré la maladie

Dans le cadre d’une conférence d’ama diem

Blandine Prévost a créé  l’association Ama Diem.

Au nom de quoi accompagnons-nous les malades d’Alzheimer ?

Michel Billé
Michel Billé

Une  conférence de Michel Billé auprès d’Ama Diem, le 21 janvier 2012

Michel Billé, sociologue, spécialiste des questions du vieillissement dans nos sociétés, nous interroge sur les valeurs qui motivent nos actions vis-à-vis des vieux.

Ama Diem est une association qui accompagne des malades d’Alzheimer jeunes, en s’inspirant de l’approche de Carpe Diem, qui repense complètement l’accompagnement des malades d’Alzheimer.

Comment imaginer proposer à un malade d’Alzheimer âgé mettons de 40 ans, les maisons de retraites actuelles comme seule perspective !

C’est impensable bien sûr. Déjà pour un vieux, ce n’est pas terrible, de se retrouver là dedans, entouré que de vieux…alors un jeune pensez ! Il faut donc repenser tout cet accompagnement.

Résumé du début de l’intervention de Michel Billé :

« Dans le couloir du long séjour, ils attendent la mort, et l’heure du repas. » (Christian Bobin, la présence pure)

La maladie, quelle qu’elle soit, a toujours pour effet de nous confronter aux questions essentielles que nous portons les uns et les autres tout au long de notre vie. Et ces questions essentielles, elle parlent finalement de quoi : de vie, de mort, d’amour, de relation, du sens que l’on donne à tout ça, de nos croyances, ou de notre foi, et au-delà de tout ça du sens que nous essayons de donner ou de reconnaître à notre vie, à la vie, à nos vies.

Contrairement aux apparences, ces questions je crois qu’elles sont parfaitement concrètes… il s’agit au fond de ce qui fait que nous nous levons le matin, il s’agit des valeurs qui nous poussent à agir, il s’agit de ce qui fait que notre vie vaut la peine d’être vécue, à nos propres yeux.

 

Il est nécessaire d’inventer de nouvelles formes d’accompagnement, de dire sur quelle bases et donc quelle est la philosophie sous-jacente, la conception de l’action sur laquelle on voudrait travailler.

C’est d’abord un certain regard porté sur les malades et la maladie. Non, ils ne sont pas déments. Ça suffit, ils ne sont pas déments, ils sont malades, et nous devons chasser de notre vocabulaire ce terme horrible de démence qui sonne plus comme un verdict, une condamnation, que comme un diagnostic.

Est dément, au sens étymologique, celui que son esprit a quitté.

Tous ceux qui travaillent, tous ceux qui vivent avec des malades d’Alzheimer savent au contraire qu’ils ont qu’une activité mentale intense et continue, éventuellement désordonnée peut-être, même si  cette activité nous paraît à nous décalée, inadaptée, sans effet.

« Le nom d’Alzheimer résonne comme le nom d’un savant fou et cruel, qui permet aux médecins de dire qu’ils savent ce qu’ils font, même quand ils ne font rien. » (Christian Bobin, la présence pure)

Il nous faut changer notre regard sur les symptômes : ce n’est pas parce que je n’en perçois pas le sens qu’ils n’ont pas de sens.

Ama diem : les malades d’Alzheimer jeunes réinventent la maison de retraite

Nicole Poirier Instigatrice  de Carpe diem
Nicole Poirier
Instigatrice
de Carpe diem

 

Fleur d'ama diem
Fleur d’ama diem

 

AMA DIEM : Aime le jour, malgré et avec la maladie…

 

 

 

Une association pour l’accompagnement des personnes jeunes atteintes par la maladie d’Alzheimer (et maladies apparentées) et de leurs familles

  • AMA Diem
    • Pose un regard différent sur la personne, orienté sur ses forces et ses ressources, plutôt que sur ses déficits et ses pertes,
    • Aide ces personnes jeunes et leurs familles, en cherchant avec elles des solutions adaptées à leurs besoins,
    • Développe une approche humaine d’accompagnement privilégiant la relation.
  • Nos valeurs
    • Empathie, respect de l’identité de la personne, écoute, partage, accueil de la fragilité, vie!
  • Notre projet phareUn accompagnement adapté au besoin,
    sans rupture jusqu’au bout de la vie
    grâce à une première Maison innovante en Isère :

    Fleur d'ama diem
    Fleur d’ama diem


    un véritable lieu de vie,
    externalisant une partie des intervenants
    au domicile des personnes,
    invitant ces personnes
    dans la journée ou en soirée,
    pouvant devenir leur nouveau domicile,
    facilitant les liens avec la famille et les proches,
    permettant à chacun de conserver sa place
    dans la société,
    de se sentir respecté, aimé, utile, vivant!

  • Nos moyens
    • Projet expérimental répondant aux besoins identifiés par le plan Alzheimer 2012 pour l’hébergement des personnes jeunes touchées par la maladie
    • Soutenu par le Conseil Général de l’Isère, l’ARS Rhône-Alpes, le Ministère et par Carpe Diem et sa fondatrice, Nicole Poirier, au Québec
    • Partenaire des acteurs clés du domaine (France Alzheimer, CNRMAJ, CHU/CMRR, Fondation Médéric-Alzheimer, …)

Conférence de Nicole Poirier à Ama diem

Visionner ici la conférence de Nicole Poirier à Ama diem le 21 janvier 2012

Nicole Poirier Instigatrice  de Carpe diem
Nicole Poirier
Instigatrice
de Carpe diem

http://www.amadiem.fr/conf%C3%A9rence-ama-diem-nicole-poirier-21-janvier-2012

Voir sur ce blog un article sur les  Jardins d’Aloïs qui s’inspirent de cette  démarche, près de Nîmes

https://pierrebouthiercoach.wordpress.com/2014/01/12/les-jardins-dalois-a-nimes-un-accueil-de-jour-comme-a-la-maison-inspire-de-carpe-diem/

et aussi un article avec un beau film de Carpe Diem au Quebec

Voici aussi pour mieux les connaître le lien direct de cette belle organisation au Québec :

http://alzheimercarpediem.com/

Les jardins d’Aloïs à Nîmes : un accueil de jour comme à la maison, inspiré de Carpe Diem

Les Jardins d'Aloïs à Vacquerolles
Les Jardins d’Aloïs à Vacquerolles

Les Jardins d’Aloïs à Vacquerolles

« Quand je suis entrée dans la Maison Carpe Diem, à Trois-Rivières, j’ai été frappée par les bonnes odeurs de cuisine, la sensation de sérénité, se souvient Patricia Floutier. Il y avait de la vie et pas de cloisonnement entre les salariés et les malades. »

Un article du Midi Libre :

Nîmes : une approche philosophique pour les malades d’Alzheimer

RICHARD BOUDES
29/01/2013, 11 h 49 | Mis à jour le 29/01/2013, 17 h 09

Un accueil de jour ouvre en avril inspiré par une expérience canadienne qui met en avant les potentialités du patient plutôt que ses difficultés, avec une implication forte du personnel.

Ce qu’elle a ressenti il y a trois ans à Trois-Rivières, entre Québec et Montréal, Patricia Floutier, cadre infirmier expérimentée dans la prise en charge des personnes âgées et des malades d’Alzheimer, va le retrouver à Nîmes, très bientôt. En avril, le réseau Vivadom, que Patricia a rejoint en 2009, ouvre à Vacquerolles un accueil de jour, les Jardins d’Aloïs, inspiré très largement par la philosophie Carpe Diem, développée par la Québécoise Nicole Poirier, créatrice de l’établissement éponyme. « Quand je suis entrée dans la Maison Carpe Diem, à Trois-Rivières, j’ai été frappée par les bonnes odeurs de cuisine, la sensation de sérénité, se souvient Patricia Floutier. Il y avait de la vie et pas de cloisonnement entre les salariés et les malades. »

Chaque patient dans sa singularité

Aux Jardins d’Aloïs, il y aura un potager. La cuisine sera centrale et ouverte sur la grande et lumineuse salle de vie. Les salariés, trois à quatre aides médico-psychologiques, au jour le jour, pour quinze malades d’Alzheimer et autres pathologies associées, devront considérer chaque patient dans sa singularité, en lien étroit avec les familles : sa personnalité d’avant la maladie, ses goûts. Ses potentialités plutôt que ses difficultés.

Un investissement personnel

Pas d’horaires rigides ou de contraintes liées aux activités possibles mais un cadre de vie proche du train-train d’une vraie maison où chacun, qu’il soit personnel ou patient, est appelé à prendre part, en cuisinant, jardinant, commentant les journaux, etc. Un investissement sans doute plus exigeant pour les salariés, directement formés par Nicole Poirier. « Mais plus enrichissant et valorisant« , souligne Guillaume Natton, directeur général de Vivadom.

Les enfants, les adultes

Outre la philosophie Carpe Diem, les Jardins d’Aloïs comprennent aussi un projet intergénérationnel. La structure – c’est inédit pour un accueil de jour dans le Gard – ne sera pas adossé à un Ehpad. Mais à une crèche, ouverte par Vivadom en février 2011 juste à côté. Tous les jours, les enfants viendront ainsi prendre leur goûter avec les personnes âgées.

Intervention au domicile

Enfin, et c’est peut-être la clé de la réussite du projet, les salariés des Jardins d’Aloïs pourront également être ceux qui interviendront au domicile des patients qui viennent en accueil de jour. « Cela permettra de renforcer les liens et la nécessaire relation de confiance », estime Patricia Floutier.

Voir aussi sur Facebook Comme à la maison entre autres, et plusieurs groupes ou personnes qui développent cette belle approche

Et ICI un lien vers un article de ce blog sur Carpe diem