Isabelle El Khiari, infirmière et pionnière des méthodes alternatives à l’hôpital : un article du Monde

Cette infirmière des Hôpitaux de Paris a enchaîné les diplômes pour offrir aux personnes âgées des soins « non conventionnels » : massages, relaxation, aromathérapie…

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Florence Rosier

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C’est un privilège plutôt rare : un poste d’infirmière aux missions radicalement nouvelles a été créé pour elle, en février 2017, par le pôle gériatrique de l’Essonne (Assistance publique-Hôpitaux de Paris). Un poste étonnant, dans le paysage très cartésien de la médecine occidentale. Jugez-en : il est consacré à une infirmière clinicienne « spécialisée dans les approches de soins complémentaires », dans deux hôpitaux, Joffre-Dupuytren et Georges-Clemenceau (CHU Henri-Mondor).

En clair, Isabelle El Khiari est chargée de ­développer une prise en charge « globale » des personnes âgées en faisant appel, si besoin, à ces soins « complémentaires ». Parmi eux, l’infirmière a recours à une panoplie de techniques centrées tantôt sur la respiration (relaxation, sophrologie), tantôt sur le corps (massages, réflexologie, méthodes dérivées de l’ostéopathie…) ou sur la sphère émotionnelle et sensorielle (aromathérapie, fleurs de Bach…).

Cette autodidacte de 48 ans se qualifie volontiers de « révolutionnaire dans l’âme ». Son parcours est à contre-courant des cursus classiques. Et ses enthousiasmes à rebours du jeunisme ambiant. « Je suis une passionnée de ­gériatrie. Peut-être parce que je n’ai pas connu mes grands-parents. » A 18 ans, elle rencontre ses premiers patients âgés lors d’un remplacement de vacances à l’hôpital. Une révélation. « Ces personnes âgées, je les voyais comme des sages : elles ont plein de choses à nous transmettre. Mais beaucoup sont isolées, se sentent inutiles. Je me suis dit qu’on pourrait se compléter : cela a donné du sens à ma vie. » Le milieu hospitalier ne lui était pas inconnu : sa mère était aide-soignante et son père travaillait dans des services techniques hospitaliers.

Le challenge de la gériatrie

Elle gravira peu à peu les échelons de la hiérarchie, étoffant patiemment sa gamme de prises en charge. Tout d’abord, elle entame une formation d’aide-soignante, un métier qu’elle pratiquera trois ans. Puis elle suit un cursus d’infirmière, après des remises à ­niveau nécessaires : « Je n’avais ni le bac ni le brevet des collèges. » Son diplôme en poche, à 28 ans, elle exerce neuf ans en soins de suite et réadaptation, en médecine gériatrique, en unité de soins palliatifs (…)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/09/17/isabelle-el-khiari-infirmiere-et-pionniere-des-methodes-alternatives-a-l-hopital_5186947_1650684.html#gOT4v3gxGAu3TI9R.99

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